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Non au travail 24 heures sur 24 !

En décembre, les Chambres fédérales votaient une nouvelle modification de la Loi sur le travail autorisant les employeurs de stations-service se situant sur des axes routiers fortement fréquentés à employer du personnel de vente 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Des membres du comité central expliquent pourquoi ils soutiennent le référendum encarté dans notre précédente édition.

Les problèmes augmentent

Au Palais fédéral, les hérauts de la libéralisation s’acharnent. Pour acheter 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ils veulent étendre les heures d’ouverture des shops de stations-service à 24 heures. Puis ce sera au tour des commerces de détail d’y passer. Or seuls les grands commerces peuvent se permettre de tourner non-stop. Les petits magasins de village, tenus la plupart du temps par des familles, n’ont pas la possibilité de le faire. Conséquence : ils sont condamnés à mourir à petit feu. Quant au personnel de vente, il sera contraint de travailler plus souvent de nuit et le dimanche si les magasins sont ouverts 24 heures sur 24. Or il a été démontré que le travail nocturne met en danger la santé. De plus, le personnel soumis à de tels horaires de travail a des difficultés à concilier travail, famille et loisirs.

quand on regarde les conséquences...

En tant que consommatrice, je suis contente de pouvoir acheter encore tard le soir ou le dimanche des aliments de première nécessité à une station-service. Et je peux m’imaginer que certaines personnes (p. ex. des étudiants) sont d’accord de travailler durant ces horaires. Mais quand on regarde les conséquences et les abus que cette libéralisation entraînerait, je suis convaincue qu’il faut voter non.

« Insupportable »

Il est insupportable que les premières victimes d’un assouplissement de la Loi sur le travail soient précisément les colla­borateurs de la branche des stations-service, une branche non conventionnée et avec des salaires de misère!

Modification PERNICIEUSE

Moi aussi, je travaille aux heures creuses et de nuit. Je suis alors de piquet. Ce n’est pas un cas normal. Si cette modification scandaleuse de la Loi sur le travail était plébiscitée, être de piquet deviendrait monnaie courante !

«Des conséquences graves»

Faire ses achats 24 heures sur 24, partout et tous les jours de l’année, ne doit pas devenir la norme. Il est donc important de soutenir le référendum « Non à la journée de travail de 24 heures ».

Beaucoup de choses fonctionnent déjà 24 heures sur 24 – et à juste raison. Mais il s’agit maintenant de libéraliser complètement les horaires d’ouverture des entreprises du commerce de détail. Les gens seraient encore plus nombreux à travailler à des heures d’ordinaire réservées aux rencontres entre amis et aux activités en famille.

J’ai eu moi-même des horaires de travail irréguliers durant toute ma vie : d’abord en tant que cuisinier, puis conducteur de tram et enfin contrôleur de bus. Personne ne fait cela longtemps par choix. Je paie lourdement le prix de ce travail irrégulier : j’ai congé quand les autres travaillent et vice-versa (il m’arrive de travailler trois week-ends par mois). Parfois, je ne connais mon tableau de service qu’un mois à l’avance. Si je veux rencontrer des amis, il est difficile de trouver une date qui convienne à chacun ; il est donc pratiquement impossible d’entretenir des amitiés. Je ne peux pas m’engager dans des associations car je serais plus souvent absent que présent – et ma compagne doit s’accommoder de cette manière de vivre.

Il doit bien sûr être possible de faire ses achats le soir ou le dimanche si le frigo est vide. Mais avec le référendum, nous luttons pour qu’il n’y ait pas encore plus de personnes qui travaillent quand leur famille a congé, et cela seulement parce qu’il est agréable de pouvoir faire ses achats jour et nuit. C’est un pas de plus en direction du démantèlement de la protection des travailleurs. Il a déjà été discuté de l’abaissement de l’âge de protection pour les jeunes, de la facilitation du travail de nuit sans alternance et des autorisations pour le travail de nuit et du dimanche dans l‘industrie. Cela a de graves conséquences pour les personnes concernées et leurs enfants. Pour toutes ces raisons, dites Non et signez le référendum « Non à la journée de travail de 24 heures » !

Important : cela concerne aussi ta famille, tes amis et tes collègues. Ils et elles peuvent aussi signer le référendum.

« qui fait ses achats à 4heures du matin? »

Was bringt ein Shop der 24 Stunden geöffnet hat? Es wird nicht mehr Arbeitsplätze geben, sondern schlechtere Arbeitsbedingungen für die Mitarbeitenden(zum Beispiel kürzere Pausen, unsoziale Arbeitszeiten zu Lasten der Familie und dem sozialen Umfeld). Dies alles bei gleichbleibendem Lohn.

Wie die Sonntagsverkäufe klar zeigen und gezeigt haben, werden die Shops nicht mehr Umsatz machen, sondern die Verkäufe verteilen sich einfach anders. Dies wiederum wird den Arbeitgeber dazu verführen, nur einen Angestellten einzusetzen, was ein grosses Sicherheitsrisiko ist. Wer geht denn zum Beispiel um. 04.00 Uhr morgens einkaufen? Und was wird gekauft? Sind es da nicht die pöbelnden und gefährlichen Kunden? Diese Erfahrung haben bereits Taxi-Fahrer und das Zugpersonal sowie Zugreisende gemacht. Von den Amerikanern mit ihren Waffen hinter der Theke möchte ich nun gar nicht sprechen…

Für mich überwiegen ganz klar die negativen Aspekte. 24-Stunden-Öffnungszeiten im Zeitalter des Kühlschranks für vorwiegend «pöbelnde Bierkäufer-Kunden»_ Ist es das wert? Für mich ganz klar nicht. Für den Arbeitgeber (auch wenn er etwas anderes behauptet) gibt es auch mehr negative Aspekte, denn der Mensch hat nicht mehr Geld zum Ausgeben im Portemonnaie, nur weil ein Laden 24 Stunden geöffnet hat!

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